16 mars 2015 ~ 0 Commentaire

quatrième Dimanche de carême

 

Quatrième dimanche de Carême
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Évangile selon saint Jean 6, 1-15
En ce temps-là, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Tibériade. Une grande foule le suivait, à la vue des miracles qu’il faisait sur les malades. Jésus gravit la montagne et s’y assit avec ses disciples. Pâque, la fête des Juifs, était proche. Levant alors les yeux et voyant une grande foule venir à lui, Jésus dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour que ces gens aient à manger ? » Il disait cela pour l’éprouver ; il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Deux cents deniers de pain ne suffiraient pas pour que chacun en ait un petit morceau. » Un de ses disciples, André frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux petits poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? » Jésus dit : « Faites-les s’étendre. » Il y avait en cet endroit beaucoup d’herbe. Ils s’étendirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Jésus alors prit les pains, rendit grâces et les distribua aux convives. Il fit de même pour les poissons, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. » Ils les ramassèrent et remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge qui restaient du repas. à la vue du miracle qu’il venait de faire, les gens dirent : « Cet homme est vraiment le Prophète qui doit venir dans le monde ! » Mais Jésus, comprenant qu’on allait venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau, tout seul, dans la montagne.
Les miracles accomplis par notre Seigneur Jésus Christ sont vraiment des œuvres divines et ils invitent l’esprit humain à s’élever des événements visibles à la connaissance de Dieu. Dieu, en effet, n’est pas de telle substance qu’il puisse être vu des yeux du corps. D’autre part, ses miracles, grâce auxquels il régit le monde entier et prend soin de toute la création, sont, par leur fréquence, devenus communs, au point que personne, pour ainsi dire, ne daigne prêter attention à l’action admirable et étonnante de Dieu dans n’importe quelle semence. C’est pourquoi, en sa miséricorde même, il s’est réservé d’opérer, en temps opportun, certains prodiges en dehors du cours habituel et ordinaire de la nature : ainsi la vue de faits, non plus grands, mais insolites, frappera tout de même d’étonnement ceux pour qui les miracles quotidiens sont devenus quelconques.

Car c’est un plus grand miracle de gouverner le monde entier que de rassasier de cinq pains 5.000 personnes. Et pourtant, nul ne s’étonne du premier prodige, tandis que l’on est rempli d’admiration pour le second, non parce qu’il est plus grand, mais parce qu’il est rare. Qui, en effet, maintenant encore, nourrit le monde entier, sinon celui qui, de quelques grains, fait sortir les moissons ?

Jésus a donc agi à la manière de Dieu. En effet, par cette même puissance qui d’un petit nombre de grains multiplie les moissons, il a multiplié entre ses mains les cinq pains. Car la puissance était entre les mains du Christ. Ces cinq pains étaient comme des semences non plus confiées à la terre, mais multipliées par celui qui a fait la terre.

Ce prodige a donc été présenté à nos sens pour élever notre esprit ; il a été placé sous nos yeux pour exercer notre intelligence. Alors, admirant le Dieu invisible à travers ses œuvres visibles, élevés jusqu’à la foi et purifiés par la foi, nous désirerons même voir l’Invisible en personne ; cet Invisible que nous connaissons à partir des choses visibles. Et pourtant, il ne suffit pas de considérer cela dans les miracles du Christ. Demandons aux miracles eux-mêmes ce qu’ils nous disent du Christ ; en effet, si nous les comprenons, ils ont leur langage. Car le Christ en soi est la Parole de Dieu, l’action de la Parole aussi est parole pour nous.

S. Augustin (Tr., 24,1-2)
Considérez ici la différence qui sépare le Seigneur de ses serviteurs ; les prophètes qui n’avaient la grâce qu’avec mesure, n’opéraient aussi des miracles que dans une certaine mesure, tandis que Jésus-Christ, qui agit avec une puissance absolue, faisait tous ses miracles dans toute la plénitude de son autorité : « Lorsqu’ils furent rassasiés il dit à ses disciples : Recueillez les morceaux qui sont restés ». Ce n’est point par vaine ostentation que le Sauveur commande de recueillir ces restes, mais pour bien établir la réalité du miracle, et c’est pour la même raison qu’il l’opère avec une matière préexistante. Mais pourquoi charge-t-il ses disciples plutôt que la foule, de recueillir ces restes ? parce qu’il voulait instruire surtout ceux qui devaient être les maîtres du monde entier. Quant à moi, j’admire non-seulement la multiplication des pains, mais le soin avec lequel l’Évangéliste mentionne le nombre précis de corbeilles. Il y avait cinq pains, et Jésus-Christ dispose le tout de manière à ce que les restes ne remplissent que douze corbeilles, ni plus ni moins autant qu’il y avait d’Apôtres.
S. Jean Chrysostome (hom. 42)
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